Camus
1913-1960 — œuvre majeure : L'Homme révolté
Face à l'absurde, la révolte affirme la solidarité et la dignité des hommes.
Le contexte
L'absurde d'abord (Le Mythe de Sisyphe, 1942), la révolte ensuite (L'Homme révolté, 1951), et une rupture avec Sartre sur la violence politique.
Sa thèse, développée
Le monde est silencieux, l'homme réclame du sens : de cette confrontation naît l'absurde. La conséquence n'est ni le suicide ni l'espoir, mais la révolte — « je me révolte, donc nous sommes ». Le mouvement est décisif : la révolte, qui part d'un individu, découvre une valeur commune, et cette valeur interdit précisément de sacrifier les hommes à une idée.
Ce qu'on ne peut pas lui faire dire
Confondre absurde et désespoir : Camus tire de l'absurde une raison de vivre, pas de mourir. Second contresens : faire de la révolte une révolution — il oppose les deux, et c'est ce qui le sépare de Sartre.
Où le placer dans un devoir
Partie III sur le sens, la dignité ou la limite de l'action politique. La formule « je me révolte, donc nous sommes » fait un excellent point de bascule vers le collectif.
Qui lui répond
Sartre, sur la légitimité de la violence historique. Le débat de 1952 est en soi un exemple utilisable.
Ses apports
- La philosophie de l'absurde.
- La révolte comme valeur.
- La solidarité : « je me révolte, donc nous sommes ».