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Descartes

1596-1650 — œuvre majeure : Discours de la méthode

Le sujet pensant fonde la connaissance ; l'homme se veut « maître et possesseur de la nature ».

Le contexte

La scolastique s'effondre, la science nouvelle avance, et Descartes cherche un point d'appui que le doute ne puisse pas emporter. Le Discours de la méthode paraît en français, en 1637 — un geste en soi.

Sa thèse, développée

Le doute méthodique fait table rase jusqu'à trouver l'indubitable : je peux douter de tout, sauf que je doute, donc que je pense. Le sujet pensant devient le fondement. De là, la coupure avec l'animal : une machine pourrait imiter nos gestes, jamais « arranger diversement des paroles » pour répondre au sens de ce qu'on lui dit. Le langage, non comme signal mais comme syntaxe, sépare.

Ce qu'on ne peut pas lui faire dire

Lui prêter l'idée que les animaux ne souffrent pas. Il soutient qu'ils n'ont pas de pensée ; la question de la sensation reste discutée chez lui, et l'image du cartésien cruel est largement une reconstruction postérieure. Second contresens : croire que « maîtres et possesseurs de la nature » est un programme de domination sans limite — la formule est « comme maîtres et possesseurs », et elle vise la médecine.

Où le placer dans un devoir

Partie I d'un sujet sur le propre de l'homme : c'est la coupure la plus nette, donc la meilleure thèse à installer avant de la mettre à l'épreuve.

Qui lui répond

Darwin, La Filiation de l'homme (1871) — attention, pas L'Origine des espèces, qui ne traite presque pas de l'homme. Et Turing (1950), qui reprend le critère du langage pour en tirer la conclusion inverse.

Ses apports

Thèmes liés

l'homme & l'animalla nature
« Je pense, donc je suis. »— Discours de la méthode

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