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Kant

1724-1804 — œuvre majeure : Fondements de la métaphysique des mœurs

La dignité : traiter tout homme comme une fin, jamais comme un simple moyen.

Le contexte

Les Lumières allemandes, et la volonté de fonder la morale sans Dieu ni intérêt. Les Fondements de la métaphysique des mœurs paraissent en 1785.

Sa thèse, développée

La dignité n'est pas une propriété qu'on observerait : c'est un statut qu'on reconnaît. Deuxième formule de l'impératif catégorique : « Agis de telle sorte que tu traites l'humanité, aussi bien dans ta personne que dans la personne de tout autre, toujours en même temps comme une fin, et jamais simplement comme un moyen. » Et la distinction décisive : « Ce qui a un prix peut être remplacé par un équivalent ; ce qui n'admet pas d'équivalent possède une dignité. »

Ce qu'on ne peut pas lui faire dire

Croire que Kant interdit d'utiliser autrui. La formule dit « jamais simplement comme un moyen » : on emploie un chauffeur de taxi comme moyen, on ne le réduit pas à cela. Second contresens : traiter la dignité comme un fait constatable — c'est un postulat de la raison pratique, et c'est justement ce qui la rend inconditionnelle.

Où le placer dans un devoir

Le fondement de toute Partie III normative : quand la description a échoué à définir l'homme, Kant déplace la question du fait vers l'obligation.

Qui lui répond

Levinas, pour qui l'humanité ne se fonde pas en raison mais s'impose dans la rencontre du visage. Et Arendt, qui montre que la dignité proclamée ne protège personne sans communauté politique.

Ses apports

Thèmes liés

la dignitél'humanisme
« Traite l'humanité toujours comme une fin, jamais comme un simple moyen. »— Kant

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