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← Tous les auteursCulture générale · Critique des valeurs

Nietzsche

1844-1900 — œuvre majeure : Ainsi parlait Zarathoustra

Critiquer les valeurs héritées et concevoir un dépassement de l'homme.

Le contexte

Fin du XIXe siècle, « mort de Dieu », et une entreprise de généalogie : d'où viennent les valeurs que nous croyons éternelles ?

Sa thèse, développée

L'homme n'est pas un but mais un passage : « L'homme est quelque chose qui doit être surmonté », « une corde tendue entre la bête et le surhumain ». La Généalogie de la morale (1887) montre que nos valeurs ont une histoire, et que cette histoire est celle d'un ressentiment — les faibles ont renommé leur impuissance « vertu ».

Ce qu'on ne peut pas lui faire dire

Faire du surhomme l'ancêtre du transhumanisme. C'est le contresens le plus fréquent et le plus coûteux : Nietzsche parle d'une transformation des valeurs, pas d'une augmentation technique des capacités. Le signaler dans un devoir rapporte des points. Second contresens : la récupération nazie, que le texte ne soutient pas et que sa sœur a fabriquée.

Où le placer dans un devoir

Partie II d'un sujet sur le dépassement de l'humain, ou sur la morale. Sert aussi à historiciser une notion qu'on croyait intemporelle.

Qui lui répond

Kant, dont il défait exactement le geste : là où Kant fonde, Nietzsche généalogise. Et Habermas sur l'augmentation, qui donne l'argument non religieux contre la modification de l'homme.

Ses apports

Thèmes liés

le posthumainl'humanisme
« L'homme est quelque chose qui doit être surmonté. »— Zarathoustra

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